C’est sans nul doute le plus important évènement minier organisé en Arabie Saoudite. Il a étincelé en amont par la table ronde interministérielle du Forum sur les minéraux du futur. Cette réunion d’envergure s’est tenue ce mardi 10 janvier 2023 à Riyad, la capitale Saoudienne.

Placé sous le thème ‘’la promotion des chaînes de valeurs minérales résilientes et responsables pour des impacts environnementaux, économiques et sociaux durables’’. Cette table ronde a essentiellement fédéré les réflexions sur deux axes majeurs. Il s’agit notamment du rôle des gouvernements dans le développement des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques ; et de la collaboration entre les gouvernements pour accélérer la création d’industries des métaux verts.

Ce grand rendez-vous international (table ronde) incarne les objectifs suivants : Faire progresser et renforcer les discussions de la table ronde ministérielle de janvier 2023 en définissant un programme pour le développement des minéraux dans la région englobant l’Afrique, l’Asie occidentale et centrale ; Identifier les opportunités gouvernementales de partenariat pour tirer profit des chaînes d’approvisionnement et de valeur de la transition énergétique, y compris l’hydrogène pour la production de « métal vert » (acier, aluminium) et les minéraux énergétiques (cuivre, cobalt, lithium, nickel, terres rares) ; Accroître la convergence des objectifs de développement de la région ; Convenir de la marche à suivre pour l’institutionnalisation du Future Minerals Forum (FMF) et d’un programme de travail pour des résultats tangibles.

Minéraux et transition énergétique : de nos jours, force est de reconnaitre que le secteur des minéraux et des métaux jouera un rôle essentiel dans la transition vers un avenir bas carbone. Les technologies nécessaires pour faciliter cette transition, notamment les éoliennes, les panneaux solaires, les véhicules électriques et le stockage de l’énergie. Ces produits nécessitent tous une grande quantité de minéraux et de métaux pour être produits. Les estimations suggèrent que plus d’une trentaine de minéraux et donc potentiellement de métaux seront nécessaires pour la transition. Les principaux sont le nickel, l’aluminium, le cuivre, le lithium, le cobalt et certains éléments de terres rares.

Le résultat combiné de cette intensité minérale et des investissements mondiaux croissants dans les sources d’énergies renouvelables est que la demande pour ces minéraux critiques augmente rapidement et semble encore s’accélérer à mesure que les gouvernements et le secteur privé s’efforcent d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

La demande en minéraux présente une opportunité pour les pays riches en ressources car les revenus tirés de leur extraction et de leur commerce pourraient être utilisés pour soutenir davantage les objectifs de développement durable. La Banque Mondiale estimait en 2020 que la production de minéraux critiques pourrait augmenter jusqu’à 500 % d’ici 2050. Pour atteindre l’objectif d’un réchauffement inférieur à 2°C, la BM estime également que plus de 3 milliards de tonnes de minéraux et de métaux seront nécessaires.  Les augmentations de la demande différeront selon les minéraux, de sorte que, par exemple ; entre 2020 et 2040, la demande de lithium augmentera rapidement et devrait être multipliée par 42. En revanche, il faudra respectivement vingt-cinq fois plus de graphite et dix-neuf fois plus de nickel.  La production pourrait cependant devoir être encore plus importante pour atteindre l’objectif plus ambitieux de zéro émission nette d’ici 2050 ; car elle dépend des politiques et des engagements climatiques nationaux et internationaux, et des voies technologiques choisies pour atteindre les objectifs.

Il faut cependant dire sans ambages, que des augmentations importantes de l’approvisionnement en minéraux et en métaux seront nécessaires pour assurer l’expansion continue de l’énergie à faible émission de carbone, des technologies de transport et des infrastructures.  Innovation et collaboration : l’innovation nécessitera l’implication des décideurs politiques et des sociétés minières, ainsi qu’une collaboration tout au long de la chaîne de valeur. Une meilleure connaissance de la dotation nationale en ressources minérales et une capacité supplémentaire de prospection géologique pourraient être nécessaires pour mettre à jour les informations. Tout manque de capacités politiques, géologiques et technologiques pourrait entraver les investissements dans le développement minier et les chaînes d’approvisionnement connexes et, par conséquent, limiter davantage l’offre. L’environnement en évolution rapide de l’exploitation minière et de la transition énergétique est un appel à l’action axé sur le marché qui nécessite des mesures audacieuses qui vont au-delà du statu quo. Surtout, il jette les bases de la capacité de la région à jouer un rôle de premier plan dans les chaînes d’approvisionnement responsables de la transition énergétique mondiale.

Service Communication et Relations Publiques

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

EffacerSoumettre