Jeudi 1er septembre 2022, Wodia Magassouba, Directrice Générale du Laboratoire National de la Géologie a au cours d’un échange, étaler sa mission et dévoiler ses ambitions pour cet EPA crée depuis 1995 et placé sous tutelle du Ministère des Mines et celui de l’Economie.

Parlant de la mission assignée au Laboratoire, Wodia Magassouba rappelle qu’elle consiste à contrôler la qualité des produits miniers destinés à l’exportation et analyser puis traiter des échantillons géologiques et hydrogéologiques. Pour elle, le laboratoire doit être cœur du ministère des Mines. C’est à travers lui que l’Etat peut avoir une connaissance parfaite et en temps réel, de la composition, du niveau de concentration de toutes les substances disponibles sur le sol et dans le sous-sol. Ces résultats servent de base de référence à l’établissement des factures liées aux exportations.

Les efforts du Ministère des Mines ont permis d’entamer la réhabilitation du Laboratoire Nationale de la Géologie : « L’avènement du CNRD au pouvoir rime avec les grandes réformes. Au niveau du laboratoire, l’implication du département des Mines et de la Géologie a permis de doter la structure en quelques équipements pour analyser la potabilité de l’eau et le traitement mécanique des échantillons », a-t-elle indiqué

S’agissant des ambitions qui l’animent, elles sont nobles et exaltantes. Wodia Magassouba et son équipe les mettent en évidence en ces termes :

« En ce jour, mon ambition pour ce laboratoire est très grande. A date si nous avons des clients, nous pouvons avoir qu’une capacité journalière de cent (100) échantillons. Mais, notre ambition c’est d’exhorter l’Etat à nous accompagner pour qu’à partir de 2023, nous puissions obtenir des équipements sophistiqués et un stock important de consommable. Avec ça, nous pourrons faire une production annuelle de 3000 échantillons pour l’année 2023. Avec l’appui et le business plan dont nous disposons, nous entendons maîtriser le coût de la production c’est-à-dire, toutes les charges liées à la production, à commencer par le traitement du cadre. Nous souhaitons avec l’accompagnement de l’Etat, déconnecter le personnel du Labo de la fonction publique car, le labo est différent des autres EPA et directions. Un laboratoire ne connaît que sa production. Ça doit travailler en plein temps pour fidéliser et satisfaire les clients. Déjà, nous avons établi un binshmarking c’est-à-dire l’ensemble des méthodes comparatives à la concurrence. Quand on a ces méthodes, nous restons dans la démarche d’une amélioration continue. On va avec ceux qui sont certifiés et on cherche à les imiter un peu pour la pertinence de nos résultats. Pour 2024, nous envisageons de doubler la production en allant à 700.000 par jour. »

A la rencontre entre les membres du gouvernement et les partenaires miniers au chapiteau du palais du peuple, le Ministre des mines, Moussa Magassouba, était largement revenu sur l’intérêt du Laboratoire National de la Géologie (LNG) pour la Guinée, avant d’annoncer le projet de construction d’un Laboratoire moderne dans la sous-préfecture de Kouria, dans la Préfecture de Coyah. Une annonce saluée par les cadres du LNG à travers la Directrice générale :

« L’ors du rendez-vous entre gouvernement et acteurs miniers le 31 Juillet dernier, Monsieur le Ministre des Mines a évoqué le cas d’un laboratoire moderne en Guinée. Je m’en réjoui et nous demandons à l’Etat de continuer à investir dans ce sens puisque nous sommes un pays minier par excellence », exulte-t-elle avant de clore par l’aspect financier et le volet utilité publique que le LNG pourra engendrer : « Si ce labo est équipé, c’est possible qu’il soit un trésor pouvant aider l’Etat à financer d’autres projets. »

Service Communication et Relations Publiques

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