Comme annoncé par le Ministre des Mines et de la Géologie dans son discours de vœux du nouvel an à l’endroit des cadres de son département, l’année 2023 commence dans le secteur minier par l’ouverture de nombreux fronts en vue de redresser et redorer le blason du secteur. Ainsi, après la problématique de la gestion de carrières le 27 décembre 2022 et l’épineuse question de la réalisation des raffineries le 12 janvier dernier, la salle de réunion du Ministère des Mines et de la Géologie a servi de cadre ce Mercredi 18 janvier 2023, à une autre rencontre entre responsables du département et responsables des compagnies minières en exploitation évoluant sur toute l’étendue du territoire national avec, en toile de fond, la construction de leurs sièges dans un délai de 18 mois.

Au cours de cette rencontre au pas de charge, le Ministre des Mines et de la Géologie a exhorté les invités à regarder dans le rétroviseur pour comprendre la philosophie qui gouverne les questions minières en Guinée.

 « L’article 30 du code minier en son alinéa 2, stipule que chaque société minière qui obtient un permis d’exploitation en Guinée, a un maximum de 36 mois pour construire son siège. Allez constater! Depuis notre indépendance, cette disposition n’a jamais été respectée et c’est pourquoi, en conseil des ministres, on a unanimement décidé de passer à l’application des dispositions de cet article 30 alinéa 2 du code minier. Donc, nous étions venus leurs expliquer ça. Nous voulons nous rassurés que ces sièges-là seront construits sur une période de 18 mois et sur ce point, on ne négocie pas, il faut que le chronogramme soit clair. Dans les trois mois qui suivent, les sociétés vont devoir soumettre le plan architectural détaillé à l’Etat, qui va l’étudier avant de l’approuver. Pendant ce temps, le ministère de l’habitat va devoir travailler sur les domaines.

Il s’agit de s’assurer que la loi guinéenne est respectée. Comme vous le savez, depuis le 5 septembre 2021, on a touché à aucun article d’une convention minière signée avant. Nous sommes le seul pays au monde où les sociétés minières continuent de louer des bâtiments tandis qu’elles devaient construire des sièges dignes de nom qui feront partit du patrimoine national. Nous avons aujourd’hui 109 sociétés minières sur lesquelles cette disposition sera appliquée, donc vous avez 109 sièges à être construit », a-t-il expliqué.

Moussa Magassouba par la même occasion, n’a pas manqué de mettre l’accent sur le caractère nationaliste que revêt cette action en rassurant tout de même les compagnies minières.

« Nous allons donner à ce peuple ce qui lui appartient et aux sociétés minières, nous avons exprimé notre volonté de les accompagner. En tant que ministère des mines, ce sont nos partenaires. Ils ont donc besoin des permis pour la construction et nous allons prendre notre bâton de pèlerin avec notre collègue du ministre de l’Habitat afin d’accélérer l’obtention des différents permis puisque, un chronogramme de 18 mois est agressif mais faisable », soutien-t-il.

Du côté de la Chambre des Mines de Guinée, la volonté de relever ce défi est sans ambages selon son président Ismaël Diakité.

« D’abord historiquement, les compagnies minières ont observé cette disposition. Le siège de la CBG est en construction. Pas plus loin à 200m, il y’a le siège de Friguia. Donc c’est une disposition qui est connue, mais malheureusement qui n’a pas été suivie d’effet régulièrement. Voilà donc ce rappel-là, nous permet de nous relancer dans l’exécution de notre obligation de conformité par rapport à la loi guinéenne. Les orientations qui ont été données par le ministre concernant la facilitation de lancer les réserves foncières, à l’accompagnement pour la mise en place de toutes nos actions, ceci nous réconforte et nous encourage à aller dans ce sens-là. Donc nous attendons du ministère, un accompagnement et plus de dialogue sur des sujets de ce genre. Lorsque vous avez la garantie de votre ministère de tutelle, la garantie du ministère chargé des domaines d’apporter une aide et de donner même des orientations sur l’axe km36 Coyah jusqu’à Dabola, lorsque vous avez la garantie sur l’axe nord : la nationale 2 où les compagnies de bauxites ont la possibilité d’accéder à la réserve foncière, vous n’avez aucune raison de douter que vous allez accéder à cette réserve foncière. Tout devient une question de formalité. Donc, dès que l’on va recevoir les lettres du ministère, individuellement nous allons répondre en essayant de se conformer au calendrier déjà inscrit dedans »

A titre individuel, nombreux sont les opérateurs miniers comme David Makongo qui souscrivent à la démarche des autorités minières eu égard à l’hospitalité légendaire envers les investisseurs et aussi à la réduction du coût des activités.

«… ça diminue le coût opérationnel. Si vous êtes chez vous, vous ne payez pas de loyer, vous allez soit investir, soit augmenter les salaires. C’est un acte à saluer et je vais travailler jour et nuit pour soutenir le peuple de Guinée, le Président de la Transition et le Ministre des mines pour la réussite de cette décision », a fait savoir le PDG de BFG Consulting.

Service Communication et Relations Publiques

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