Responsabilité sociale et environnementale des entreprises

Pour la mise en œuvre de grands projets miniers et le développement industriel, la coopération entre toutes les parties prenantes est essentielle. Elle implique l’établissement d’un dialogue continu et la mise en place d’un partenariat associant les entreprises et les communautés locales, et débouchant sur un plan de gestion sociale et environnementale des projets.

Loin de limiter l’apport des partenaires étrangers, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises permet de sécuriser leurs investissements en s’assurant en amont de l’approbation des communautés locales et de partager équitablement les bénéfices tirés des ressources naturelles, en maximisant les impacts positifs et en atténuant les impacts négatifs liés à leur exploitation.

 

Études d’impact social et environnemental

 

Dans le cadre des projets miniers, les entreprises réalisent des études d’impact social et environnemental (EISE), en y associant les autorités locales et régionales, les chefs de villages, les entrepreneurs locaux, ainsi que les représentants d’associations et de communautés locales.

Ces études permettent d’évaluer les impacts positifs et négatifs, directs et indirects, des projets sur la société, l’économie et l’environnement de la Guinée.

L’objectif de ce type d’études est également d’arriver à une entente avec les communautés pour assurer la réussite des projets. L’acceptation sociale est un processus plus large par lequel les parties prenantes construisent ensemble les conditions nécessaires pour l’intégration harmonieuse des projets dans un milieu naturel et humain.

 

Analyse des retombées sociales, économiques et environnementales du projet Simandou Sud

 

Dans le cadre du projet Simandou Sud, le Plan d’action de relogement et de compensation (PARC) prévoit la réinstallation et l’indemnisation des communautés affectées par le projet (projet de mine, mais aussi de construction d’une voie ferrée et d’un port). Le PARC a été élaboré en partenariat avec la Société Financière Internationale (SFI, groupe Banque mondiale) qui possède déjà une expérience dans ce domaine.

Par ailleurs, le plan de gestion sociale et environnementale prévoit des installations de construction, l’approvisionnement en matériaux, la production d’énergie, la fourniture d’eau, des infrastructures d’accès, l’hébergement de la main d’œuvre, ainsi que l’application des normes en matière de santé et de sécurité. Enfin, le plan de gestion prévoit aussi les mesures qui seront à prendre lors de la fermeture de la mine.

La protection du patrimoine culturel, avec le recensement de 300 sites potentiellement affectés, fait partie des domaines abordés au cours de cette étude. Le recrutement de la main d’œuvre, ainsi que les conditions de travail ont également été évoqués par les parties prenantes lors de ce travail de concertation.

L’autre aspect majeur de cette prospective concerne la protection de l’environnement : utilisation rationnelle des ressources et prévention de la pollution (eau, forêts), protection de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles (agriculture, élevages, espèces protégées).